Engagement 10

Le Paris de la jeunesse

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Paris est une ville jeune. Un quart de sa population résidente a moins de 30 ans. 765 000 étudiants y préparent leur avenir. Dans certains arrondissements comme le 5e, la population gonfle la journée avec l’afflux d’étudiants.

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Je créerai trois nouveaux quartiers étudiants avec 7 000 logements supplémentaires d’ici 2030.

Paris accueille aujourd’hui plus de 340 000 étudiants mais offre moins de 15 % de logements dédiés. Or le marché privé reste hors de portée pour une majorité de jeunes décohabitants. Pour répondre à la flambée des loyers étudiants et compenser le déficit de logements accessibles, je créerai trois nouveaux pôles dédiés aux étudiants dans des secteurs en transformation, connectés aux transports et où du foncier public ou sous-utilisé existe : porte de la Villette, porte de la Chapelle / gare des Mines et à Chapelle-Charbon / CAP 18. J’agirai en ce sens avec la SNCF et la RATP – détenteurs d’une part du foncier –, ainsi qu’avec le CROUS et l’Etat.

D’ici 2030, ces trois secteurs permettront d’accueillir 7 000 nouveaux logements étudiants et familiaux, mixtes (publics, privés, co-living) et créer de véritables quartiers de vie avec bibliothèques, services universitaires, tiers-lieux, équipements sportifs, restauration abordable et mobilités douces. Je développerai une approche métropolitaine pour relier ces pôles au réseau des campus franciliens (Condorcet, Villetaneuse, Aubervilliers, Saint-Denis, La Plaine). Ce projet représentera un investissement de 10 M€ par an.

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J’instaurerai un bail étudiant parisien pour libérer des logements à l’année.

Les studios vacants ou non remis sur le marché représentent un réservoir considérable pour le logement étudiant. Paris peut retrouver une politique étudiante ambitieuse fondée sur une logique simple : créer de l’offre nouvelle là où c’est possible, mobiliser les logements existants là où c’est urgent. En complément des trois nouveaux quartiers étudiants, j’instaurerai donc un bail étudiant parisien à l’année inspiré d’expérimentations réussies comme à Nice afin de libérer immédiatement 1 000 logements étudiants par an dans le parc privé.

Ce bail étudiant parisien reposera sur un principe gagnant-gagnant et une logique adaptée au rythme universitaire. Le propriétaire pourra louer son logement 9 ou 10 mois avec un loyer encadré, stable et compatible avec les ressources des étudiants. Il pourra bénéficier du pack 100 % garanties que lui proposera la Mairie. L’été, le propriétaire pourra récupérer son bien pour un usage personnel ou une location saisonnière de 30 jours maximum. Grâce à ce bail étudiant parisien, nous pourrons réduire l’incertitude des propriétaires et la précarité des étudiants en remettant des milliers de logements supplémentaires sur le marché de la location.

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Je favoriserai l’accession sociale à la propriété, notamment pour les jeunes actifs.

Devenir propriétaire à Paris relève le plus souvent d’une mission impossible pour les jeunes actifs, sauf à hériter de leurs parents ou de leurs grands-parents. La Mairie de Paris dispose pourtant d’un levier efficace avec l’accession sociale à la propriété.

Je mènerai une politique volontariste de revente du parc social parisien aux locataires qui souhaitent accéder à la propriété avec un objectif de 1 000 accessions sociales à la propriété supplémentaires par an.

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J’ouvrirai trois restaurants CROUS supplémentaires ouverts en soirée.

Se nourrir sainement reste pour trop de jeunes et notamment d’étudiants une galère du quotidien. Une galère trop souvent tue, mal connue des politiques, dans un pays et une capitale pourtant si riches.

Des restaurants CROUS existent dans Paris mais ils sont pour la plupart situés près du centre, proche des universités, alors que les étudiants ont aussi besoin de se nourrir le soir.

C’est pourquoi j’ouvrirai trois nouveaux restaurants CROUS dans les 11e, 19e et 20e arrondissements qui seront ouverts aussi en soirée. Ils serviront 700 000 repas par an aux étudiants parisiens, avec le ticket U désormais à 1 euro grâce à la loi de finances pour 2026.

Ces restaurants CROUS serviront des aliments sains et durables. Ce seront des repas complets et équilibrés pour des milliers d’étudiants.

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Je généraliserai les épiceries solidaires dans tous les arrondissements de Paris.

La précarité alimentaire continue de sévir à Paris, y compris chez les jeunes. La Maire du 5e arrondissement, Florence Berthout, a inventé dans sa Mairie un modèle que je souhaite généraliser à tout Paris. Une épicerie solidaire y propose des denrées alimentaires mais aussi des produits d’hygiène féminine.

Je généraliserai ce modèle d’épicerie solidaire dans tout Paris afin que les Mairies d’arrondissement deviennent des lieux institutionnels de la solidarité. Elles accueilleront également de grandes collectes associatives.

Je continuerai évidemment de soutenir les associations qui réalisent des maraudes et assurent la distribution de l’aide alimentaire, contrairement à certains de mes concurrents qui leur couper les vivres.

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J’installerai un centre municipal Paris Santé Prévention sans dépassement d’honoraire dans chaque arrondissement.

Aujourd’hui, seulement 5 centres de santé municipaux sont installés dans Paris. Je les généraliserai afin qu’au moins un centre soit disponible par arrondissement. Ils seront animés par 300 médecins salariés, dans une logique pluriprofessionnelle.

Ces centres de santé municipaux proposeront 170 000 consultations supplémentaires par an aux Parisiens. Ils seront hébergés dans des locaux libérés par les bailleurs sociaux, avec des loyers préférentiels. Ils intègreront un service de garde pour les urgences du quotidien, ce qui aidera à désengorger les urgences à l’hôpital et évitera des heures d’attente aux Parisiens.

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J’installerai une cellule d’écoute psychologique dans chaque Espace Jeunes et chaque centre Paris Anim’.

La santé mentale des jeunes est devenue un enjeu majeur à Paris et partout en France. Un quart des jeunes de 15 à 29 ans déclarent présenter des symptômes dépressifs. Les adolescents comme les jeunes adultes sont confrontés à une augmentation du stress scolaire, de l’anxiété, de l’isolement et des troubles liés aux écrans et aux réseaux sociaux. Malgré des dispositifs nationaux comme « mon chèque psy », l’accès à un soutien psychologique reste difficile compte tenu du nombre limité de psychologues partenaires.

C’est pourquoi j’installerai dans chacun des 12 Espace Jeunes et des 50 centres Paris Anim’ une cellule d’écoute psychologique, au plus près des jeunes. Elles leur permettront d’avoir accès à un professionnel dans un cadre familier, sans la formalité d’un cabinet. Nous pourrons ainsi lever tous les obstacles : prix, délai, stigmatisation qui freinent trop souvent l’accès aux soins.

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Je mettrai fin au tirage au sort pour l’accès aux colonies de vacances.

Chaque année, environ 40 % des familles ne partent pas en vacances, souvent pour des raisons financières. Être bloqué dans son quartier sans pouvoir découvrir d’autres paysages, d’autres cultures mais aussi d’autres langues est un vrai moteur de la fracture sociale dans notre pays ainsi qu’à Paris. Or les expériences vécues durant l’enfance participent de la construction des adultes. Découvrir la montagne, la mer, la forêt, partir en colonies thématiques sur le sport, l’histoire ou la musique ne devrait pas être l’apanage des seules familles qui en ont les moyens.

Face à cette inégalité, les séjours « vacances Arc-en-ciel » proposées par la Mairie de Paris restent largement conditionnées à un tirage au sort, faute de places suffisantes. Beaucoup de parents renoncent et trop d’enfants restent à l’écart de ces expériences essentielles pour l’autonomie et l’ouverture, simplement parce que leur famille n’en a pas les moyens ou parce qu’ils ne sont pas « tirés au sort ».

Je veux mettre fin à cette loterie des vacances. Je lancerai un programme municipal de « Colos pour tous » avec une offre large et diversifiée pour répondre aux demandes. Il sera simple et regroupera l’offre actuellement dispersée entre les « vacances Arc-en-ciel » de la Mairie, les « vacances apprenantes » organisées par l’Etat et les mini-séjours des centres de loisirs. Au total, avec les classes découverte organisées par les enseignants, je souhaite que 30 000 jeunes Parisiens, de la maternelle au lycée, bénéficient chaque année de ces séjours.

Ces « Colos pour tous » valoriseront les régions françaises, y compris ultra-marines, et prévoiront également des séjours à l’étranger pour de courtes ou longues durées, selon l’âge des enfants et tout au long de l’année. Les séjours seront particulièrement adaptés pour les enfants en situation de handicap. Une tarification progressive s’adaptera aux revenus des familles : elle ira de quelques dizaines à quelques centaines d’euros selon les séjours. Cela représentera un budget supplémentaire de 15 millions d’euros par an pour la Municipalité au service des familles.

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Je créerai 17 nouvelles aires sportives de proximité.

Près de 60 % des habitants pratiquent une activité physique régulière. Pourtant, notre capitale reste l’une des grandes villes françaises les moins bien dotées en équipements sportifs, avec à peine 1,4 équipement pour 1 000 habitants, contre 2,2 à Lyon, 2,7 à Bordeaux ou 3,1 à Marseille. Ce décalage entre la demande et l’offre crée des équipements saturés, des créneaux indisponibles et de véritables zones blanches dans certains quartiers.

Je créerai 17 nouvelles aires sportives en accès libre, une par arrondissement, implantées prioritairement dans les parcs municipaux.

Chaque site comprendra un terrain de basket 3x3, un terrain de football à 5, des agrès de street-workout, des tables de ping-pong, un espace dédié aux yogas en plein air, avec une végétalisation adaptée pour garantir confort et intégration paysagère.

Ces équipements seront pensés pour accueillir tous les publics, des adolescents aux seniors, avec une attention particulière portée à l’accessibilité. Ils seront propres et sécurisés par des patrouilles de la police municipale de proximité.

Une de ces aires sportives sera notamment intégrée dans le cadre de mon projet de nouvelles berges de Seine, au sein du quai Olympique, afin de faire de cet espace un symbole vivant de l’héritage des Jeux. Trois autres seront réalisées dans le cadre de mon projet d’ouverture complète de la Petite Ceinture.  

Cet investissement de 5 millions d’euros sur la mandature sera financé par réallocation de moyens existants dans le cadre de mon plan d’économies de 4,2 milliards d’euros.

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J’offrirai leur premier passeport à tous les jeunes Parisiens de 18 ans.

La jeunesse parisienne a soif de découvrir et de changer le monde. Et voyager ne devrait être réservé à une élite. C’est l’âme et l’identité de Paris que d’être une ville ouverte sur le monde, dont les habitants reviennent après s’être enrichi de cultures et de langues étrangères.

Pour voyager en dehors de l’espace Schengen, les jeunes Parisiens ont besoin d’un passeport et parfois d’un visa. Or la demande de passeport représente un coût supplémentaire pour les jeunes et leur famille : 42 euros de timbre fiscal entre 15 et 17 ans et 86 euros à partir de 18 ans.

Maire de Paris, j’offrirai aux jeunes Parisiens leur passeport à 18 ans afin de les encourager à voyager et découvrir le monde. Cela représentera un coût au maximum de 900 000 euros par an pour la Municipalité.

Pourtant, être jeune à Paris en 2026, c’est encore trop souvent galérer pour se loger. Galérer face à la vie chère. Galérer face aux paperasses et aux démarches administratives.

A la galère s’ajoute l’isolement et parfois les difficultés de santé, physique ou mentale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 35 000 jeunes souffriraient de problèmes de santé mentale à Paris.

Or Paris devrait être une chance et non un problème. Paris devrait être la ville de tous les possibles, la ville de toutes les opportunités pour une jeunesse qui a soif d’engagement et de sens. Une ville de rencontres et de brassages. Une ville qui permet à chacun de construire sa vie d’adulte et de s’accomplir.

Ma conviction profonde, c’est que Paris ne peut pas se priver de son avenir.

Paris doit offrir à sa jeunesse toutes les chances pour démarrer dans la vie. Lui permettre de se loger, de se soigner, de se nourrir sainement, d’étudier sereinement. Je ferai le Paris de la jeunesse. Le Paris d’une jeunesse audacieuse et belle, qui veut découvrir et changer le monde.